{"id":246,"date":"2021-06-07T10:00:00","date_gmt":"2021-06-07T14:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.dianekolin.com\/?p=246"},"modified":"2022-01-17T16:49:38","modified_gmt":"2022-01-17T21:49:38","slug":"lhistoire-de-la-serie-14-7-juin-2021","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.dianekolin.com\/fr\/2021\/06\/story-behind-series-14-june-7-2021\/","title":{"rendered":"S\u00e9rie \"Story Behind\" #14 - 7 juin 2021"},"content":{"rendered":"<p>Publi\u00e9 sur Franz Liszt Group, le 7 juin 2021. Si vous voulez savoir comment la s\u00e9rie Story Behind a commenc\u00e9, je donne des d\u00e9tails dans <a href=\"https:\/\/www.dianekolin.com\/fr\/2021\/06\/lhistoire-de-la-serie-1-31-mars-2021\/\">S\u00e9rie \"Histoire derri\u00e8re\" No. 1<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p>Publication originale (traduction) :<\/p>\n\n\n\n<p>Mon piano est pour moi ce qu'un navire est pour le marin, ce qu'un cheval est pour l'Arabe. Il est le d\u00e9positaire personnel et intime de tout ce qui s'est agit\u00e9 dans mon cerveau pendant les jours les plus passionn\u00e9s de ma jeunesse. C'est l\u00e0 que reposent tous mes souhaits, tous mes r\u00eaves, toutes mes joies et toutes mes peines.<br>Franz Liszt<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"735\" height=\"521\" src=\"https:\/\/www.dianekolin.com\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/197365723_1591745727685373_1237945661537432074_n.jpg\" alt=\"Photo en noir et blanc prise en 1884. Elle repr\u00e9sente le salon de Liszt \u00e0 Weimar. On peut voir une partie de son piano \u00e0 queue sur la gauche. Il y a de grands rideaux aux fen\u00eatres, un portrait de Beethoven sur un mur \u00e0 gauche, deux bureaux, des plantes, de nombreux livres et partitions sur une table et sur le piano. Liszt est assis \u00e0 un bureau sur la droite et regarde la cam\u00e9ra. Il porte une soutane noire. Il tient un stylo dans sa main droite et semble \u00e9crire quelque chose sur un papier.\" class=\"wp-image-247\" srcset=\"https:\/\/www.dianekolin.com\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/197365723_1591745727685373_1237945661537432074_n.jpg 735w, https:\/\/www.dianekolin.com\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/197365723_1591745727685373_1237945661537432074_n-300x213.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 735px) 100vw, 735px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Conversation et histoire :<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Diane Kolin<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Bonjour les amis. Nous avons ici le jeune Liszt et le vieux Liszt. C'est l'heure d'une nouvelle \" histoire derri\u00e8re \" \ud83d\ude42 .<\/p>\n\n\n\n<p>Cette citation a \u00e9t\u00e9 \u00e9crite par Liszt \u00e0 son ami Adolphe Pictet, linguiste, philologue et ethnologue suisse, \u00e0 Chamb\u00e9ry en septembre 1837. Elle a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e pour la premi\u00e8re fois par Liszt lui-m\u00eame dans la Revue et Gazette Musicale de Paris, dans laquelle il \u00e9crivait fr\u00e9quemment, le 11 f\u00e9vrier 1838. Dans cette revue, Liszt a publi\u00e9 une s\u00e9rie de lettres sous le nom de \"Lettres d'un bachelier \u00e8s musique\" (connues en anglais sous le nom de \"An Artist's Journey\"). Dans ces lettres, il \u00e9crit \u00e0 ses amis pour leur expliquer ce que la musique repr\u00e9sente pour lui. La citation de ce billet illustre parfaitement le type de contenu que l'on peut trouver dans ces \u00e9crits. Lina Ramann a mentionn\u00e9 cette citation et cette lettre dans la premi\u00e8re partie de sa biographie de Liszt (traduction anglaise : \"Franz Liszt, Artist and Man, 1811-1840\", Volume 2), en allemand. Ensuite, l'ensemble des lettres originales en fran\u00e7ais a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9. Vous pouvez trouver toutes les lettres de \"An Artist's Journey\" dans une traduction anglaise de 1989 par Charles Suttoni, aux Presses de l'Universit\u00e9 de Chicago. Je la recommande vivement. Il y a 16 lettres au total, adress\u00e9es \u00e0 George Sand, Hector Berlioz et d'autres personnalit\u00e9s importantes du cercle de Liszt dans les ann\u00e9es 1830 et 40.<\/p>\n\n\n\n<p>Il s'agit d'une photo c\u00e9l\u00e8bre du vieux Liszt, prise par Louis Held, qui \u00e9tait fr\u00e9quemment invit\u00e9 en 1884 et 1885 \u00e0 photographier le ma\u00eetre et ses \u00e9l\u00e8ves. Ici, on le voit \u00e0 son bureau en juin 1884 dans sa maison de Weimar, la Hofg\u00e4rtnerei. Aujourd'hui, lorsque l'on visite la Maison Liszt \u00e0 Weimar, les meubles, les portraits et les bureaux se trouvent toujours exactement au m\u00eame endroit. Il y a quelques semaines, une photo a \u00e9t\u00e9 post\u00e9e repr\u00e9sentant Liszt assis dans un parc avec son \u00e9l\u00e8ve Carl Lachmund et sa femme Caroline Lachmund. Cette photo a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 prise par Louis Held en 1884. Lachmund a \u00e9crit un journal tr\u00e8s d\u00e9taill\u00e9 sur ses ann\u00e9es d'\u00e9tude avec Liszt, de 1882 \u00e0 1884, intitul\u00e9 \"Vivre avec Liszt\", dans lequel il raconte le jour o\u00f9 la photo a \u00e9t\u00e9 prise. Malgr\u00e9 son air s\u00e9rieux (ce qui n'est pas rare pour Liszt sur les photos), il \u00e9tait de bonne humeur et a d\u00e9cid\u00e9 d'accepter la demande de Held de le faire asseoir \u00e0 son bureau pour une photo. Caroline et Carl sont \u00e9galement pr\u00e9sents. Caroline s'occupe de la coiffure de Liszt et Carl range les livres - il place les volumes de Bach et de Beethoven sur le piano de fa\u00e7on \u00e0 ce que les noms soient reconnaissables (on voit les partitions sur le piano \u00e0 gauche). Lachmund raconte que Liszt a d\u00fb rester immobile pendant une minute enti\u00e8re pour que la photo puisse \u00eatre prise.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Membre du groupe :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le journal de Lachmund est en effet une excellente lecture, tant pour ses descriptions de Liszt que pour ses impressions sur ses condisciples, dont certains deviendront les plus grands pianistes de leur g\u00e9n\u00e9ration. Dans le m\u00eame ordre d'id\u00e9es, je recommande vivement les souvenirs d'Arthur Friedheim et de Siloti. Le journal plus connu d'Amy Fay, qui relate la seconde p\u00e9riode de Weimar dans les ann\u00e9es 1870, est \u00e9galement int\u00e9ressant \u00e0 lire, en particulier lorsqu'elle compare Liszt, Tausig et Rubinstein. En outre, et c'est sans doute le plus important, Rosenthal a \u00e9crit ses m\u00e9moires, qui sont conserv\u00e9es sous forme de manuscrits \u00e0 la Mannes School of Music, mais qui ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es r\u00e9cemment, je crois. Rosenthal, qui \u00e9tait tenu en grande estime par Liszt, affirme que la fameuse crise de jeunesse de Liszt \u00e0 l'\u00e9coute de Paganini, qui l'a pouss\u00e9 \u00e0 s'entra\u00eener douze heures par jour, \u00e9tait en quelque sorte un mythe. Ce n'est pas Paganini, mais Chopin, qui a pr\u00e9cipit\u00e9 la crise. Selon Rosenthal, Liszt aurait dit \u00e0 ce dernier qu'il ne pouvait se r\u00e9soudre \u00e0 admettre publiquement que c'\u00e9tait un autre pianiste qui l'avait pouss\u00e9 \u00e0 \u00e9tudier si intens\u00e9ment !<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Diane Kolin :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Tout \u00e0 fait \ud83d\ude42 . <\/p>\n\n\n\n<p>Amy Fay a \u00e9crit \"Music-study in Germany\" en 1913. Elle a pass\u00e9 une partie de l'ann\u00e9e 1873 en tant qu'\u00e9l\u00e8ve de Liszt et a d\u00e9crit en d\u00e9tail ce que c'\u00e9tait que d'\u00eatre l'\u00e9l\u00e8ve de Liszt. Comme l'a dit Andrew Gentile, ce livre n'est pas seulement consacr\u00e9 \u00e0 Liszt, mais aussi \u00e0 la tr\u00e8s riche vie musicale allemande : Tausig, Clara Schumann, Joachim, Rubinstein, Kullak, Wagner, von B\u00fclow, Deppe...<\/p>\n\n\n\n<p>Quant \u00e0 Siloti et Friedheim, ils racontent tous deux leur vie en tant qu'\u00e9l\u00e8ve du ma\u00eetre durant les derni\u00e8res ann\u00e9es de sa vie, avec de nombreuses discussions sur les morceaux qu'ils pratiquaient avec lui et sur la mani\u00e8re dont les masterclasses \u00e9taient organis\u00e9es. En 1986, un livre intitul\u00e9 \"Remembering Franz Liszt\" a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9, contenant les deux journaux en anglais.<\/p>\n\n\n\n<p>Alexander Siloti a \u00e9crit \"Mes souvenirs de Liszt\", publi\u00e9 pour la premi\u00e8re fois en allemand en 1903. Il s'agit d'un rapport court mais assez complet sur sa vie \u00e0 Weimar.<\/p>\n\n\n\n<p>Arthur Friedheim a \u00e9crit \"Life and Liszt\", publi\u00e9 pour la premi\u00e8re fois en anglais en 1961. Il a commenc\u00e9 \u00e0 \u00e9tudier avec Liszt en 1879, jusqu'\u00e0 sa mort en 1886. Il s'agit d'un journal, mais il raconte \u00e9galement la vie de Liszt, sa correspondance, ses \u00e9crits... Un livre tr\u00e8s int\u00e9ressant.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les \u00e9crits des \u00e9tudiants sur Liszt dans sa vieillesse en tant que professeur, on trouve \u00e9galement les souvenirs d'August Stradal, qui a publi\u00e9 quelques esquisses de partitions de Liszt et a repr\u00e9sent\u00e9 l'homme et le professeur, et d'August G\u00f6llerich, qui a dress\u00e9 la liste de tous les morceaux jou\u00e9s par les \u00e9tudiants lors des masterclasses de 1884 \u00e0 1886, avec des commentaires et des indications de Liszt.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour en savoir plus sur la p\u00e9riode ant\u00e9rieure des classes de ma\u00eetre, lorsque Liszt avait une quarantaine d'ann\u00e9es, l'\u00e9l\u00e8ve de Liszt William Mason a \u00e9crit \"Memories of a musical life\", publi\u00e9 en 1900, dans lequel il raconte sa vie en Am\u00e9rique et en Europe. Une bonne partie du livre est consacr\u00e9e \u00e0 ses \u00e9tudes avec Liszt \u00e0 Weimar pendant deux ans, de 1853 \u00e0 1854. Apr\u00e8s le d\u00e9part de Mason, ils se sont \u00e9crit jusqu'\u00e0 quelques jours avant la mort de Liszt. Mais dans ce livre, comme l'a fait Amy Fay, il parle aussi de Moscheles, Wagner, Schumann, Joachim, Chopin, Thalberg, Rubinstein, et d'autres personnalit\u00e9s musicales de l'\u00e9poque o\u00f9 il \u00e9tait en Allemagne.<\/p>\n\n\n\n<p>Poursuivre la lecture \ud83d\ude42 .<\/p>\n\n\n\n<p><em>(Note : N'est-ce pas fabuleux d'\u00e9changer des r\u00e9f\u00e9rences ? La conversation s'est poursuivie et d'autres r\u00e9f\u00e9rences ont \u00e9t\u00e9 donn\u00e9es, mais le sujet s'est recentr\u00e9 sur un autre sujet).<\/em><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mon piano est pour moi ce qu'un navire est pour le marin, ce qu'un cheval est pour l'Arabe. Il est le d\u00e9positaire personnel et intime de tout ce qui s'est agit\u00e9 dans mon cerveau pendant les jours les plus passionn\u00e9s de ma jeunesse. C'est l\u00e0 que reposaient tous mes souhaits, tous mes r\u00eaves, toutes mes joies et toutes mes peines. Cette citation a \u00e9t\u00e9 \u00e9crite par Liszt \u00e0 son ami Adolphe Pictet, linguiste, philologue et ethnologue suisse, \u00e0 Chamb\u00e9ry en septembre 1837. Elle a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e pour la premi\u00e8re fois par Liszt lui-m\u00eame dans la Revue et Gazette Musicale de Paris, dans laquelle il \u00e9crivait fr\u00e9quemment, le 11 f\u00e9vrier 1838.<\/p>","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"content-type":"","_EventAllDay":false,"_EventTimezone":"","_EventStartDate":"","_EventEndDate":"","_EventStartDateUTC":"","_EventEndDateUTC":"","_EventShowMap":false,"_EventShowMapLink":false,"_EventURL":"","_EventCost":"","_EventCostDescription":"","_EventCurrencySymbol":"","_EventCurrencyCode":"","_EventCurrencyPosition":"","_EventDateTimeSeparator":"","_EventTimeRangeSeparator":"","_EventOrganizerID":[],"_EventVenueID":[],"_OrganizerEmail":"","_OrganizerPhone":"","_OrganizerWebsite":"","_VenueAddress":"","_VenueCity":"","_VenueCountry":"","_VenueProvince":"","_VenueState":"","_VenueZip":"","_VenuePhone":"","_VenueURL":"","_VenueStateProvince":"","_VenueLat":"","_VenueLng":"","_VenueShowMap":false,"_VenueShowMapLink":false,"footnotes":""},"categories":[11],"tags":[],"class_list":["post-246","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-franz-liszt"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.dianekolin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/246","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.dianekolin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.dianekolin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.dianekolin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.dianekolin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=246"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.dianekolin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/246\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1528,"href":"https:\/\/www.dianekolin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/246\/revisions\/1528"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.dianekolin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=246"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.dianekolin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=246"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.dianekolin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=246"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}